Cette consultation a eu lieu :
du 5 décembre 2025
au 3 février 2026
Résumé de la décision
L’Ontario rationalise les permissions environnementales pour certains projets préliminaires d’exploration minière tout en assurant la protection de l’environnement. Ces changements appuient la Stratégie ontarienne relative aux minéraux critiques en aidant à débloquer des investissements, à créer des emplois et à stimuler le développement économique.
Détails de la décision
L’Ontario prend des mesures pour accélérer des projets d’exploration minière, pour soutenir le développement économique et pour rendre l’Ontario plus concurrentiel tout en continuant de protéger la santé humaine et l’environnement.
Nous allons de l’avant avec les modifications réglementaires suivantes, qui entreront en vigueur le 1er septembre 2026 :
Modification du Règlement de l’Ontario 525/98 pris en application de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario
Nous modifions le Règlement de l’Ontario 525/98 pris en application de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario (LREO) afin d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une autorisation environnementale (AE) pour les stations d’épuration des eaux d’égout directement liées aux activités d’exploration initiale lorsque le promoteur dispose d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale en vertu de la Loi sur les mines.
Un exemple de station d’épuration des eaux d’égout qui serait exempté serait une fosse utilisée pour enlever les déblais de forage qui sont extraits pendant le forage de carottes de l’eau qui est recirculée sur le site.
Les modifications réglementaires n’exempteraient pas les promoteurs de l’obligation d’obtenir des permissions pour les stations d’épuration des eaux d’égout qui gèrent ou traitent les eaux d’égout sanitaires, comme les eaux d’égout domestiques produites dans les camps de travailleurs.
Modification du Règlement de l’Ontario 387/04 pris en application de la LREO
Nous modifions le Règlement de l’Ontario 387/04 pris en application de la LREO afin d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir un permis de prélèvement d’eau pour certaines activités de prélèvement d’eau directement liées aux activités d’exploration initiale lorsque le promoteur dispose d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale.
Pour être admissibles à l’exemption proposée, les activités devraient respecter certains critères d’admissibilité en matière de protection de l’environnement. Ces critères visent à confirmer que les prélèvements d’eau exemptés sont non consommables et proviennent de sources d’eau présentant des caractéristiques où les répercussions possibles des prélèvements faisant partie des projets d’exploration initiale sont faibles, et à exiger des promoteurs qu’ils effectuent les prélèvements d’eau d’une manière qui n’entraîne aucune répercussion négative. Si ces critères d’admissibilité ne sont pas respectés, les promoteurs devront obtenir un permis de prélèvement d’eau.
Modification du Règlement de l’Ontario 524/98 pris en application de la Loi sur la protection de l’environnement
Le ministère a modifié le Règlement de l’Ontario 524/98 pris en application de la Loi sur la protection de l’environnement (LPE) afin d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores qui découlent directement des activités d’exploration initiale lorsqu’un promoteur dispose d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale.
Les émissions atmosphériques et sonores provenant des activités d’exploration initiale sont généralement localisées et intermittentes, car cette phase comprend des activités à petite échelle comme le découpage de lignes, la cartographie géologique, les levés géophysiques et géochimiques, le creusement de fosses et de tranchées, le décapage des morts-terrains et le forage.
Modification du Règlement de l’Ontario 63/16 pris en application de la LPE
Nous avons modifié le Règlement de l’Ontario 63/16 pris en application de la LPE afin de préciser que les promoteurs peuvent inscrire l’assèchement de chantiers de construction lié aux activités accessoires à l’exploitation minière dans le Registre environnemental des activités et des secteurs (REAS) en ligne au lieu d’obtenir un permis de prélèvement d’eau ou une AE. Il peut s’agir par exemple des activités d’assèchement de chantiers de construction liées à la construction d’une autoroute ou d’un chemin d’accès à une mine ou à la construction d’un immeuble à bureaux pour une société minière qui ne se trouve pas à l’intérieur de la mine.
Analyse de l’incidence de la réglementation
Les modifications réglementaires accéléreraient l’obtention de permissions pour les projets d’exploration minière, ce qui permettrait ainsi aux promoteurs d’entamer les projets plus rapidement, d’économiser le temps, les coûts et les ressources qu’ils consacrent actuellement à l’obtention des permissions environnementales et au maintien de la compétitivité de l’Ontario tout en assurant la protection de l’environnement. La proposition appuie la Stratégie ontarienne relative aux minéraux critiques en simplifiant les approbations pour le secteur minier et s’harmonise avec la Loi de 2025 pour protéger l’Ontario en libérant son économie.
Les changements devraient se traduire par des économies estimatives totales d’environ 17,4 millions de dollars pour les promoteurs et des économies de plus de 11 240 heures consacrées à la conformité réglementaire au cours des 10 prochaines années.
Effets de la consultation
Le ministère a reçu 17 observations directement par l’entremise du REO et 775 commentaires par courriel, pour un total de 793 observations, et 774 des courriels ont été générés dans le cadre de campagnes organisées de rédaction de lettres. Des commentaires ont été reçus de la part de municipalités, de l’industrie, d’organismes environnementaux, de collectivités et d’organisations autochtones et de membres du public.
En menant des consultations au sujet de cette proposition par l’entremise des registres environnementaux et réglementaires, nous avons également consulté les collectivités autochtones à la fin de 2025 et en 2026. Il s’agissait notamment de six séances d’information hybrides en personne et virtuelles à l’échelle de l’Ontario.
Soutien à l’accélération des permissions environnementales
Les commentaires des intervenants de l’industrie appuyaient la proposition, ce qui révèle que les changements accéléreraient le processus d’approbation des activités d’exploration minière, ce qui entraînerait une réduction des coûts et des échéanciers de projets plus courts. Certains intervenants ont également formulé des recommandations pour simplifier les permissions supplémentaires liées aux activités d’exploration minière.
Les changements permettent aux promoteurs d’entreprendre des activités d’exploration initiale sans attendre jusqu’à un an avant qu’une AE ou un permis de prélèvement d’eau soit émis par le ministère.
Le ministère n’a pas élargi la proposition initiale de simplifier les permissions pour d’autres types d’activités d’exploration minière. Toutefois, il tiendra compte de ces suggestions dans les propositions à venir visant à accélérer les permissions tout en assurant la protection de l’environnement.
Préoccupations liées à la possibilité de réduire la surveillance ministérielle et la protection de l’environnement et d’accroître les répercussions cumulatives
Nous avons entendu des préoccupations selon lesquelles les exemptions pourraient réduire la surveillance ministérielle et la protection de l’environnement et accroître les répercussions cumulatives qui pourraient avoir une incidence sur la disponibilité de l’eau.
Les activités exemptées posent peu ou pas de risques pour l’environnement. La protection de l’environnement est maintenue grâce à une combinaison d’exigences en vertu de la Loi sur les mines et de critères d’exemption énoncés dans les nouvelles modifications réglementaires :
- Pour être admissibles aux exemptions, les activités doivent respecter les critères réglementaires en matière de protection de l’environnement et les promoteurs doivent satisfaire à certaines exigences réglementaires lorsqu’ils entreprennent les activités exemptées. Par exemple, la mise en œuvre de mesures de contrôle de l’érosion et des sédiments pour tout rejet dans un plan d’eau.
- Les promoteurs doivent d’abord disposer d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale en vertu de la Loi sur les mines pour être admissibles aux exemptions.
- En vertu de la Loi sur les mines et du Règlement de l’Ontario 308/12 (Plans et permis d'exploration), les promoteurs qui participent à des activités d’exploration initiales sont tenus de respecter les normes provinciales d’exploration initiale, qui comprennent certaines exigences visant à prévenir la contamination des cours d’eau.
Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (MEPP) continue de conserver la capacité d’inspecter les activités pour confirmer que les exigences pour être admissible à une exemption sont respectées et de prendre des mesures en cas de répercussions négatives au moyen d’une gamme d’outils comme des ordonnances.
Les modifications réglementaires ne devraient pas entraîner des répercussions cumulatives. Pour être admissible à l’exemption liée aux activités de prélèvement d’eau, toute eau prélevée doit être retournée dans le même bassin versant afin d’atténuer les répercussions cumulatives. Tout prélèvement d’eau consommable continuerait d’exiger un permis de prélèvement d’eau examiné par le Ministère. De plus, les émissions atmosphériques et sonores provenant des activités d’exploration minière sont intermittentes et temporaires et ne devraient pas entraîner de répercussions cumulatives sur l’environnement.
Préoccupations liées à la réduction éventuelle des possibilités de consultation
Nous avons entendu des préoccupations selon lesquelles le fait d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir des permissions environnementales pour exercer des activités d’exploration minière pourrait réduire les possibilités de consultation avec le public et les collectivités autochtones.
Bien que le MEPP ne consultera plus le public et les collectivités autochtones au sujet des stations d’épuration des eaux d’égout individuelles, des émissions atmosphériques et sonores, des activités de prélèvements d’eau liées à l’exploration initiale qui sont maintenant exemptées, d’autres possibilités de consultation subsistent.
Comme il est décrit ci-dessus, les promoteurs doivent d’abord disposer d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale au besoin en vertu de la Loi sur les mines pour être admissibles aux exemptions. Les plans et les permis d’exploration initiale et les sont habituellement affichés dans le Registre environnemental de l’Ontario (REO) aux fins de consultation publique. De plus, toute obligation de consulter détenue par la Couronne doit être respectée par rapport aux plans d’exploration initiale ou aux demandes de permis d’exploration initiale qui ont été soumis. Dans le cadre du processus de consultation mené en vertu du Règlement de l’Ontario 308/12 pris en application de la Loi sur les mines, les collectivités identifiées à des fins de notification et, s’il y a lieu, de consultation concernant les plans d’exploration ou les demandes de permis d’exploration initiale soumis, auraient la possibilité de formuler des commentaires ou d’exprimer des préoccupations au sujet des répercussions possibles sur les droits ancestraux et issus de traités. Si des effets négatifs potentiels liés à un plan sont relevés, le directeur de l’exploration exige fréquemment la présentation d’une demande de permis d’exploration initiale. Avant de pouvoir délivrer un permis d’exploration initiale, le directeur de l’exploration doit être convaincu qu’une consultation adéquate a été menée.
Conformité et application de la loi
Nous avons également entendu des préoccupations au sujet de la façon dont le ministère ferait respecter les exigences réglementaires.
Le ministère continuerait de conserver la capacité d’inspecter les activités pour confirmer que les exigences d’admissibilité à une exemption sont respectées et de prendre des mesures en cas de répercussions négatives au moyen d’une gamme d’outils. Il pourrait notamment s’agir de l’éducation et de la sensibilisation, des avis d’infraction, des mesures obligatoires comme les ordonnances du ministère qui exigent légalement que des mesures soient prises ou des enquêtes qui pourraient donner lieu à des poursuites.
Précisions concernant la portée des modifications réglementaires
Après un examen exhaustif des commentaires reçus, le ministère a constaté qu’il y avait certains malentendus liés à l’intention et à la portée des modifications réglementaires. Des préoccupations ont été reçues concernant le fait que les modifications réglementaires exempteraient les promoteurs de l’obligation d’obtenir toutes les autorisations nécessaires liées aux activités d’exploration minière.
Les modifications réglementaires exemptent uniquement les promoteurs de l’obligation d’obtenir des AE et des permis de prélèvement d’eau pour les activités d’exploration initiale. Les promoteurs devraient toujours détenir d’autres types de permissions, comme des plans et des permis d’exploration initiale.
Changements après consultation
Afin de mieux se conformer aux normes provinciales d’exploration initiale en vertu de la Loi sur les mines, des changements ont été apportés aux critères d’admissibilité qui doivent être respectés pour être admissible à une exemption de l’obligation d’obtenir un permis de prélèvement d’eau pour les activités d’exploration initiale :
- À l’origine, le ministère avait mené des consultations sur l’obligation pour les promoteurs de satisfaire à certains critères numériques relatifs à la turbidité des effluents pour tout rejet dans un plan d’eau. Le ministère a remplacé cette limite numérique proposée précédemment par une exigence selon laquelle tout rejet doit être à moins de 30 mètres d’un plan d’eau.
- Le ministère a établi une exigence selon laquelle les promoteurs doivent tenir des dossiers démontrant que tous les critères d’admissibilité ont été respectés pour être admissibles à l’exemption, y compris les mesures et les calculs. Les dossiers doivent être conservés pendant toute la durée du plan ou du permis d’exploration initiale.
Le ministère avait mené des consultations sur les modifications réglementaires proposées pour exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores qui découlent directement des activités d’exploration avancée lorsqu’un promoteur a déposé un plan de fermeture, sous réserve du respect de certaines distances de retrait. Le ministère ne procède pas actuellement à ces modifications réglementaires, car il faut plus de temps pour examiner et traiter les commentaires sur ce volet de la proposition.
Prochaines étapes
Documents justificatifs
Liens connexesClick to Expand Accordion
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Proposition initiale
Détails de la proposition
L’Ontario a pris des mesures pour moderniser ses processus d’autorisation environnementale afin d’aider à faire progresser les projets d’exploration et de développement miniers, de soutenir le développement économique et de rendre l’Ontario plus concurrentiel tout en continuant de protéger la santé humaine et l’environnement.
Nous proposons d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir des autorisations environnementales du ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs (le ministère) pour certaines activités d’exploration initiale à faible risque et certains aspects des projets d’exploration avancée, tout en maintenant la protection de l’environnement.
Les promoteurs continueraient d’être assujettis aux exigences de délivrance de permis en vertu de la Loi sur les mines et de ses règlements, comme l’exigence de plans et permis d’exploration préliminaire pour les activités d’exploration initiales et de plans de fermeture pour les activités d’exploration avancée, qui comprennent généralement des modalités visant à protéger l’environnement.
Nous proposons également de préciser la définition d’un chantier de construction dans le règlement sur l’enregistrement des activités liées au prélèvement d’eau dans le Registre environnemental des activités et des secteurs (REAS) afin de répondre aux questions sur l’admissibilité à l’enregistrement au REAS.
Ces modifications proposées réduiraient le fardeau et les exigences redondantes pour le secteur minier, y compris les projets d’exploitation de minéraux critiques, ce qui permettra de créer des emplois et de stimuler l’économie locale. Cette proposition cadre avec la Loi de 2025 pour protéger l’Ontario en libérant son économie et la Stratégie sur les minéraux critiques de l’Ontario pour réduire les formalités administratives et les processus redondants.
Modifications réglementaires proposées
Les sections ci-dessous décrivent les modifications réglementaires proposées, y compris les détails des exemptions proposées et des exigences qui devraient être respectées pour que les promoteurs soient admissibles à une exemption. Ces exigences proposées sont conformes aux exigences existantes que les promoteurs doivent habituellement respecter lorsqu’ils présentent une demande d’autorisation au ministère.
1. Modifications proposées au Règlement de l’Ontario 525/98 pris en vertu de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario, L.R.O. 1990
Exemption d’approbation en lien avec les eaux usées dans le cadre de l’exploration initiale
Le ministère propose d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une autorisation environnementale pour les réseaux d’égouts dans le cadre d’activités d’exploration initiales à faible risque, sous réserve des critères proposés suivants :
- les réseaux d’égouts ne servent pas à traiter les eaux domestiques;
- le promoteur dispose d’un plan d’exploration initiale actif ou a obtenu un permis d’exploration initiale en vertu de la Loi sur les mines pour l’activité d’exploration initiale.
Les promoteurs qui mènent des activités d’exploration conformément à un plan ou à un permis continueront d’être assujettis à ce qui suit :
- le Règlement de l’Ontario 308/12 (Règl. de l’Ont. 308/12), y compris l’exigence de l’annexe 1 de maintenir les sites d’exploration initiale dans un état propre et sécuritaire;
- les exigences applicables des normes provinciales d’exploration initiale (les normes provinciales) qui s’appliquent aux activités menées et toute autre modalité du permis qui peut être incluse au cas par cas, comme les exigences relatives à l’échantillonnage des eaux de surface.
- Les normes provinciales sont fondées sur les pratiques environnementales associées à certains types d’activités d’exploration initiale et à la prévention de la dégradation ou de la contamination des cours d’eau avoisinants.
- toute exigence applicable en vertu du Règlement 903 (Règlement sur les puits) continuerait de s’appliquer, comme les exigences relatives au forage de puits dans le cadre de tout forage d’exploration initiale.
2. Modifications proposées au Règlement de l’Ontario 387/04 pris en vertu de la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario L.R.O. 1990
Permis d’exemption pour le prélèvement d’eau dans le cadre de l’exploration initiale
Le ministère propose d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir un permis de prélèvement d’eau (PPE) pour certaines activités de prélèvement d’eau liées aux activités d’exploration initiale, sous réserve des critères d’admission et des exigences opérationnelles proposés. Ces critères sont fondés sur le type, la taille et l’ordre des cours d’eau (classification des cours d’eau en fonction du nombre et du type d’affluents).
Critères d’admissibilité
- Le prélèvement d’eau doit être directement lié aux activités d’exploration initiale qui font l’objet d’un plan ou d’un permis d’exploration initiale.
- Si l’eau est prélevée sur un plan d’eau de surface, celui-ci doit être un lac, un étang ou un cours d’eau permanent et répondre aux critères suivants :
- Pour les lacs, la superficie du lac devrait être supérieure à 10 hectares.
- Les étangs ne devraient pas être reliés à un autre plan d’eau qui est un ruisseau, un cours d’eau ou une rivière.
- Les cours d’eau permanents doivent être dans un ordre de trois cours d’eau ou plus.
- Si le plan d’eau est un cours d’eau permanent, le taux instantané de prélèvement d’eau ne devrait pas dépasser 5 % du débit du cours d’eau au point de prélèvement, calculé dans les sept jours précédant le prélèvement d’eau.
Exigences opérationnelles
- Tous les prélèvements d’eau de surface devraient être munis d’un ouvrage de prise d’eau.
- Toute eau prélevée devrait être retournée dans le même bassin versant d’où elle a été prélevée.
- Les prélèvements d’eau souterraine seraient tenus de ne pas avoir d’incidence sur les caractéristiques des eaux souterraines et des eaux de surface avoisinantes et sur les autres utilisateurs d’eau qui pourraient être touchés par l’eau prélevée ou par la quantité ou la qualité de l’eau évacuée.
- Des mesures de lutte contre l’érosion et les sédiments devraient être mises en œuvre et maintenues afin de limiter le plus possible l’érosion, l’affouillement et la sédimentation résultant du rejet.
- La turbidité du rejet, s’il atteint un plan d’eau, ne devrait pas dépasser 8 unités de turbidité néphélémétrique au-dessus des niveaux de fond du plan d’eau le plus proche et ne devrait présenter aucun film ou reflet visible d’hydrocarbures pétroliers.
La protection de l’environnement devrait être maintenue grâce aux exigences proposées qui doivent être satisfaites pour bénéficier d’une exemption, aux exigences opérationnelles proposées, aux exigences prévues par le Règl. de l’Ont. 308/12 visant à se conformer aux normes provinciales d’exploration initiale et aux modalités applicables incluses dans les permis d’exploration initiale.
3. Modifications proposées au Règlement de l’Ontario 524/98 pris en vertu de la Loi sur la protection de l’environnement, L.R.O. 1990
Le ministère propose d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores dans le cadre des activités d’exploration initiale et de certains aspects d’un projet d’exploration avancé, sous réserve de certaines exigences énoncées ci-dessous.
Les activités d’exploration initiale et certains aspects de l’exploration avancée sont limités dans le temps et produisent des émissions atmosphériques et sonores semblables à celles du forage et du dynamitage d’un bâtiment ou d’une structure, qui sont actuellement exemptées de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores.
Exemption relative aux émissions atmosphériques et sonores pour les activités d’exploration initiale
Le ministère propose d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores provenant des activités d’exploration initiale, si un plan d’exploration initiale actif a été soumis ou si un permis d’exploration initiale a été délivré en vertu de la Loi sur les mines.
Exemption relative aux émissions atmosphériques et sonores pour les projets d’exploration avancée
Le ministère propose d’exempter les promoteurs de l’obligation d’obtenir une AE pour les émissions atmosphériques et sonores provenant de certains aspects de l’exploration avancée, sous réserve des critères proposés suivants :
- les sources d’émissions atmosphériques et sonores ne sont pas situées à moins de 1 000 mètres d’un récepteur sensible si aucun dynamitage n’est effectué sur le site;
- les sources d’émissions atmosphériques et sonores ne sont pas situées à moins de 2 000 mètres d’un récepteur sensible si un dynamitage est effectué sur le site; et
- un plan de fermeture a été déposé pour le projet d’exploration avancée
Aux fins de la présente exemption proposée, les récepteurs sensibles comprendraient les écoles, les garderies ou toute résidence ou installation où au moins une personne dort (y compris les maisons de soins de longue durée, les hôpitaux, les parcs de roulottes ou les terrains de camping). Cela correspond à la définition d’un récepteur sensible en vertu de la Loi sur les ressources en agrégats. Cela n’inclurait pas les récepteurs sensibles associés à des projets d’exploration avancés, tels que les camps de travailleurs. Les exigences en matière de santé et de sécurité au travail, telles que les limites d’exposition à la qualité de l’air au travail prévues par la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST), continueraient de s’appliquer, par exemple les limites pour la silice respirable.
4. Modifications proposées au Règlement de l’Ontario 63/16 pris en vertu de la Loi sur la protection de l’environnement, L.R.O. 1990.
Le ministère propose des modifications réglementaires au Règlement de l’Ontario 63/16 afin de clarifier quelles activités de prélèvement d’eau prescrites peuvent être enregistrées par un promoteur dans le REAS. Actuellement, le règlement définit un chantier de construction comme un « site où des travaux de construction sont réalisés, à l’exception d’un site en lien avec les mines, la mise en valeur de mines ou la restauration de mines ou avec des puits d’extraction ou des carrières ».
Cette définition visait à empêcher les promoteurs d’enregistrer eux-mêmes les activités de prélèvement d’eau sur des sites situés dans des mines, des projets de mise en valeur de mines, de restauration de mines, des puits d’extractions ou des carrières. Elle ne visait pas à exclure les projets accessoires ou associés à des projets d’exploitation minière, tels que les autoroutes construites pour accéder à une mine proposée ou existante, ou la restauration de mines. Des modifications sont proposées afin de clarifier cette définition, sur la base des commentaires récents du secteur.
Questions de discussion :
Si le ministère apporte les modifications proposées, quels avantages et quelles économies les exemptions apporteraient-elles à l’exploration et à l’exploitation minières, y compris aux opérations?
Protection de l’environnement
Les répercussions environnementales seraient atténuées, car les promoteurs devraient tout de même obtenir des autorisations en vertu de la Loi sur les mines, qui comprennent habituellement des exigences de protection de l’environnement, y compris la conformité aux normes provinciales d’exploration initiale. Comme il est décrit dans les sections ci-dessus, les exemptions proposées seraient également assujetties à des exigences et à des critères de protection de l’environnement comme les marges de recul proposées, les critères relatifs aux eaux usées et les mesures de contrôle de l’érosion et des sédiments. Si les opérations ne peuvent satisfaire à ces critères de protection de l’environnement, des autorisations environnementales comme l’AE et le PPE pourraient continuer d’être requises.
Le ministère continuera de conserver la capacité d’inspecter les activités pour confirmer que les exigences proposées pour être admissibles à une exemption sont respectées et pour prendre des mesures en cas de répercussions négatives.
Contexte
Exploration minière :
Les activités d’exploration initiale sont entreprises afin d’évaluer le potentiel minéral d’un site. Ces activités peuvent inclure le découpage de lignes, la cartographie géologique, les levés géophysiques et géochimiques, le creusement de fosses et de tranchées, le décapage des morts-terrains et le forage.
Un projet d’exploration avancée comprend des activités supplémentaires qui vont au-delà des activités d’exploration initiale afin de déterminer la viabilité économique d’un gisement minéral. Ces activités peuvent inclure, sans s’y limiter : l’excavation d’un puits d’exploration, l’excavation de plus de 1000 tonnes de matériaux et la réouverture de galeries souterraines.
Autorisations actuellement requises :
Selon le type d’activité proposé, les promoteurs peuvent avoir besoin de plusieurs types de permis, d’autorisations et d’approbations avant d’entreprendre des activités d’exploration minière ou d’exploration avancée, notamment :
- des autorisations environnementales (AE);
- des permis de prélever de l’eau (PPE) (pour les prélèvements supérieurs à 50 000 litres par jour);
- des plans de fermeture;
- des plans ou permis d’exploration initiale
Les plans et permis d’exploration initiale, ainsi que les plans de fermeture de l’exploration avancée, traitent de facteurs tels que la protection de l’environnement et offrent aux parties prenantes et aux Autochtones la possibilité de participer, selon le cas. Pour les activités d’exploration initiale, les promoteurs sont également tenus de se conformer aux normes provinciales d’exploration initiale.
Consultations publiques
La présente proposition a été affichée pour une période de consultation publique de 60 jours. Nous encourageons les parties intéressées à faire des commentaires à l’égard de cette proposition. Les commentaires faits relativement à cette proposition seront pris en considération avant de prendre une décision.
Analyse de l’incidence de la réglementation
Les modifications réglementaires proposées supprimeraient l’obligation d’obtenir des AE et des PPE pour certaines activités d’exploration minière initiale et certains aspects des projets d’exploration avancée, ce qui réduirait le temps, les coûts et les ressources que les promoteurs consacrent à l’obtention des autorisations du ministère.
Cette proposition devrait réduire la charge et les exigences redondantes pour le secteur minier et rationaliser les autorisations, ce qui :
- appuie les efforts visant à accélérer l’exploitation des minéraux critiques en Ontario;
- renforce l’économie de la province;
- appuie la création d’emplois
Nous élaborons actuellement une analyse de l’incidence du règlement afin de déterminer les économies ou les coûts potentiels estimés liés à cette proposition.
Documents justificatifs
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Certains documents justificatifs peuvent ne pas être accessibles en ligne. Si tel est le cas, vous pouvez demander à consulter les documents en personne.
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